La loi fédérale sur le vapotage et ses nuances…

En tant que commerçante j’ai le numéro d’une ligne directe, vers le département chargé des inspections dans les commerces de produits pour vapotage, me permettant de poser des questions afin de m’assurer que je respecte les lois et règlements liés à mon domaine.  Donc, impossible de se tromper direz-vous…

Erreur! Faites le test et appelez afin de poser une question… N’importe laquelle. La réponse est invariablement : Consultez votre avocat…

Sauf que, comme les règles sont subjectives et, sujettes à interprétation par les inspecteurs, un item jugé légal et respectant la loi aujourd’hui, peut la semaine suivante, être litigieux… Vous me suivez?

Un inspecteur passe dans ma boutique et repart n’ayant rien trouvé de litigieux… Le mois suivant, un autre vient faire sa tournée et lui, trouve que les lunettes sur l’étiquette de la bouteille «X » dans mon présentoir pourrait peut-être attirer les jeunes… Il les saisies… TOUTES… si j’ai 26 bouteilles dans différents taux de nicotine, ce sera, dans les statistiques, 26 items saisis en boutique… 26 items jugés comme respectant la loi par le précédent inspecteur… Vous me suivez toujours?

Nous cherchons à protéger nos jeunes de la dépendance à la nicotine, ok, on ne peut être contre la vertu. Mais, comment les protéger si on ne les sensibilise pas, si on n’éduque pas la population. Et comment le faire avec des règles aussi aléatoires et subjectives?

Depuis 2015 que nous (l’Association Québécoise des Vapoteries) militons pour une réglementation claire et responsable spécifiquement pour les produits pour vapoteurs…

Depuis 2015 que nous tentons de protéger les jeunes ayant appliqué, avant même l’avènement de la loi modifiée du tabac, la règle du : On ne vend pas aux mineurs…

Le manque de sensibilisation et d’éducation est tel que des parents, à qui nous refusons de vendre nos produits sachant que c’est pour leur adolescent, s’en offusquent… Le manque de sensibilisation et d’éducation est tel que lorsque j’explique à un parent qu’il est passible d’une amende allant de 500$ à 1500$ pour avoir procurer des produits pour vapoteurs à leur adolescent, ils tombent des nues…

Ajoutons à tout ça le fait que, afin de cumuler des données sur le comportement des détaillants, on s’appuie sur des études qui tentent de vérifier dans quelle mesure il est facile pour les jeunes d’avoir accès à ces produits…

À voir la quantité de parents qui tentent d’acheter ces produits pour leurs jeunes, je serais tentée de répondre :  Très facilement car, peut-importe ce qui sera fait pour museler les commerçants, interdire les saveurs, faire peur à la population, tant que la population ne sera ni éduquée ni sensibilisée, ce sont des coups d’épée dans l’eau …

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